Jeunes spiritains   
Engagement

septembre 2012 : Landry et Szczepan, deux jeunes spiritains s'engagent pou la vie

Extraits

Michaël Clausset s’engage dans la vie religieuse :

« ce qui m’intéresse c’est de pouvoir annoncer l’amour du Seigneur dans des situations de pauvretés »



Le 27 août 2011, à Chevilly-Larue (94), trois jeunes hommes faisaient leur profession religieuse temporaire pour trois ans dans la Congrégation du Saint-Esprit. Parmi eux, Michaël Clausset, un Français de 34 ans. Retour sur un parcours.


De l’enfant à l’adulte

Né à Verdun en 1977, Michaël Clausset est issu d’une modeste famille ouvrière du nord meusien qui avait peu d’intérêt pour les questions religieuses. « J’ai passé mon enfance sans connaître Dieu », dit-il aujourd’hui. Peu intéressé par l’école il s’oriente tôt vers une formation professionnelle en boulangerie. Jeune adulte le service militaire effectué en Allemagne lui révèle des horizons insoupçonnés : « j’ai découvert qu’il y avait d’autres réalités que celle que j’avais fréquentées jusque là. Je me suis dit : j’ai autre chose à faire ailleurs ». Concrètement cela va l’engager dans diverses expériences professionnelles (bâtiment, chantiers) en France et dans les pays limitrophes. « Parfois je rendais visite à ma grand-mère et à des anciens dans une maison de retraite. Or un jour je les ai accompagnés à la chapelle Ste Catherine à Verdun et là j’ai fait l’expérience extraordinaire de l’amour de Dieu ! Ce fut un moment merveilleux pour moi ! »


Temps de discernement

Cette expérience va mettre Michaël en quête d’un nouveau chemin, un chemin de compagnonnage avec le Christ et de découverte de l’Eglise. Sa démarche est résolue : « si tu mets la main à la charrue, ne te retournes pas en arrière » (Luc 9, 62) ! Il entre en groupe d’initiation aux sacrements, puis continue vers un discernement plus spécifique en années de séminaire (Orléans) et de propédeutique (Nancy). « J’ai senti des résistances qui tombaient en moi. » Simultanément Michaël entrevoit peu à peu un intérêt pour la vie missionnaire. Sur proposition de ses formateurs il entre en contact avec les Spiritains et passe une semaine dans la communauté de formation de Lille. « J’y ai vu une fraternité faite d’un mélange de générations. Il n’y avait pas de barrières entre formateurs et formés, plutôt comme un esprit de famille. Je m’y suis senti chez moi tout de suite », raconte-t-il. « J’ai constaté aussi que la communauté avait un rayonnement sur la paroisse. Comme quoi être missionnaire c’est possible ailleurs, mais c’est possible aussi ici. » Cette première impression sera confirmée et complétée lors de séjours dans d’autres communautés de la Congrégation, le tout pouvant être vu comme une période d’apprivoisement mutuel.


Expérience missionnaire au Sénégal

Mais il fallait aussi un jour larguer les amarres et passer sur d’autres rives, d’où une expérience de presque un an au Sénégal. « Ce séjour n’a pas été comme je l’avais rêvé. J’ai souvent eu besoin de me repositionner, de trouver quelle était ma place. J’ai compris aussi qu’il ne s’agissait pas seulement de se donner à fond, mais de prendre des décisions avec d’autres, qu’il y avait un projet à vivre avec la communauté. C’est parfois difficile mais on voit en même temps qu’on est soutenu, ce qui galvanise ma foi ! En fait, j’ai vu que je ne pouvais pas annoncer l’Evangile tout seul. » De retour en France, la formation spiritaine s’est poursuivie avec une relecture de cette expérience missionnaire, puis d’une année de noviciat qui s’est conclue en septembre par sa profession religieuse temporaire. A présent Michaël complète sa formation professionnelle et spirituelle au théologat.


Pourquoi devenir spiritain aujourd’hui ?

« J’ai eu le temps d’apprendre à me mettre à la suite des fondateurs et à essayer de vivre sur leurs traces. Comme Spiritains, nous avons une identité réelle, un héritage à faire fructifier et à transmettre, et dans notre diversité nous apportons une coloration originale dans l’Eglise universelle. Personnellement, ce qui m’intéresse c’est de pouvoir annoncer l’amour du Seigneur et ainsi révéler sa présence dans des situations de pauvretés extrêmes. »


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