Parole de Vie..   
Les homélies du Père François Nicolas

1 er Janvier 2019 – Ste Marie Mère de Dieu.

Nb 6, 22-27 ; Ga4,4-7 ; Lc 2, 16-21

Les meilleurs vœux
Les « meilleurs vœux » sont ceux de la bénédiction transmise par Moïse aux fils d’Israel (1 ère lecture) : Que le Seigneur te bénisse et te garde… Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, et qu’il t’apporte la paix. Qu’Il le fasse aujourd’hui encore pour nous, nos familles, toute l’Eglise et notre monde si angoissé ! Se savoir béni, aimé de Dieu, c’est la source de notre paix.
Nous célébrons la nouvelle année avec Marie, mère de Dieu. Cela signifie, nous a rappelé St Paul dans la première lecture, que Dieu nous a aimé à ce point qu’il a voulu que son Fils,  né d’une femme », fasse pleinement partie de la famille humaine. Cela signifie aussi, nous dit encore St Paul, que nous pouvons pleinement nous appeler des enfants adoptifs de Dieu. Soyons en conscients comme Marie : elle méditait cela dans son cœur en revivant en pensée ce qui s’était passé lors de sa rencontre avec l’ange ; cherchant à mieux comprendre ce mystère, s’en émerveillant et le contemplant. Ce chemin est aussi le nôtre, dans le parcours de notre propre vie spirituelle, si nous prenons le temps de relire, de comprendre, de contempler ce que le Seigneur fit dans notre vie. A chaque fois, comme Marie, ou comme les bergers quittant la crèche, nous pouvons   repartir en glorifiant Dieu pour tout ce que nous avons vu et entendu.»
L’Evangile nous dit qu’une semaine après Noël, Marie est venue au temple pour la circoncision de l’enfant et lui donner officiellement le nom de Jésus, selon les paroles indiquées par l’ange. Ce nom signifie  « Dieu sauve », et Marie, prolongeant sans cesse sa méditation, va découvrir chaque jour davantage que son fils est Le Sauveur, Le Messie, l’Emmanuel : Dieu avec nous. Quand Jésus commencera sa mission, lors des noces de Cana, Marie pourra alors dire aux serviteurs, sans hésitation aucune : faites tout ce qu’il vous dira .
Laissons-nous interpeler également comme les disciples par le mystère du nom de Jésus : ils le nommaient certes Jésus de Nazareth, mais ils ajouteront de suite « Maître » ou « Seigneur », se demandant s’il était le Messie attendu, mais découvrant qu’il apportait à tous une bénédiction venant d’en haut. Au lendemain de la résurrection et après la Pentecôte, ils découvriront pleinement, dans la lumière de l’Esprit Saint, que Jésus de Nazareth, qui a vécu si proche d’eux et est mort sur la Croix, était vraiment le Sauveur, le Dieu qui nous sauve, le Christ Jésus.

Mère de Dieu
Marie pouvait dire que Jésus, le fils de Dieu, était son propre fils : elle était donc mère de Dieu. Nous-mêmes, depuis notre baptême, nous pouvons dire que Jésus est notre frère, et en Jésus nous sommes fils de Dieu. Il y a plus ici qu’une simple image : car dans le Christ nous avons été adoptés à la vie même de Dieu. Si nous entrons pleinement dans ce mystère il nous devient possible de prononcer le plus souvent possible le nom de Jésus avec un amour pénétré d’une foi profonde.
Pensons à cette prière qu’un ancien pèlerin redisait sans cesse tout au long de sa route : Seigneur Jésus, Fils de Dieu Sauveur, prends pitié de nous pécheurs». C onscients de nos limites et de nos erreurs, conscients aussi que nous ne sommes jamais de bons témoins, nous savons qu’il suffit de dire   Jésus  (ou   Marie  ) pour restaurer en nous cette confiance d’enfant qui peu à peu va régénérer notre cœur ; et nous rendre capables de répandre la confiance autour de nous.
Ainsi, à tout instant, soyons bien convaincus que Jésus est notre « bénédiction » : sa vie donnée, de la crèche à la croix, nous révèle l’amour, la bénédiction du Père qui vient jusqu’à nous, offerte à chacun et au monde entier pour retrouver la Paix.

Prier pour la paix
Nous devons vraiment prier pour que notre pays trouve les chemins d’une véritable écoute des souffrances des plus pauvres dans un véritable souci de dialogue et de partage, une ouverture à l’autre qui doit dépasser aussi nos frontières. Croyons en la prière, en la force de la parole partagée et en tous les engagements sincères dans lesquels nous avons à prendre notre part. Des idéologies ou tout simplement des ressentiments accumulés, en se chargeant de haine ont entraîné le monde de notre temps dans des conflits où l’humanité aurait pu périr. Un jour nous saurons comment le cantique des créatures chanté par des déportés au cœur d’un camp de concentration, ou les paroles de pardon dites par des chrétiens chassés de leur pays , ont porté le monde et continuent de le sauver. Prions pour que la paix vienne nous surprendre, alors même que parfois nous n’osons plus y croire ; sachons aussi voir comment dans notre monde d’aujourd’hui bien des choses progressent dans l’inventivité de l’amour, de la solidarité. Laissons la bénédiction de Dieu paraître sur notre visage : le monde attend cela de notre part en cette nouvelle année.

Orientations  : Sainte Marie, Mère de Dieu notre Sauveur, que la paix promise à Noël s’étende aujourd’hui sur la terre, dans la confiance et le pardon ; donne-nous d’être auprès de nos frères et sœurs les porteurs de cette bénédiction.


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