Congrégation du Saint-Esprit en France
spiritains

 
















N° 899 mai-juin 2018

Sénégal

Une mémoire et un projet d’avenir

En parcourant le pays en bus ou en bateau (de Ziguinchor à Dakar), on est impressionné de voir que rares sont les villes ou les villages où les spiritains n’ont pas fondé là une église, là une école ou un dispensaire. C’est un fait : le titre de « pères » de l’Église du Sénégal est pour une bonne part, mérité.
Mais ils ne sont plus, depuis l’après-guerre, les seuls à la tâche. D’autres congrégations sont venues. Le clergé local (en cela fidèle au projet spiritain) a repris le flambeau. Les spiritains sont donc aujourd’hui une minorité. Ils pourraient déclarer « Mission accomplie ! », et se retirer la tête haute. Pourtant, ils restent et veulent rester.


Vivre le charisme spiritain

Aujourd’hui, les spiritains n’ont plus que cinq paroisses au Sénégal. Mais le ministère paroissial n’est pas l’unique tâche à entreprendre. Des périphéries, des défis nouveaux sont confrontés. Des maisons de formation attestent de la volonté de perpétuer l’élan missionnaire. Le pays fait désormais partie d’une circonscription plus large, la Province d’Afrique du Nord-Ouest (Pano) qui inclut la Mauritanie, la Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau. Pas une mince tâche ! Des évêques ont fait des demandes répétées pour que le charisme spiritain reste présent dans leurs diocèses. Mais des fragilités semblent faire obstacle à cela : manque de personnel, difficulté à maintenir la règle d’une communauté de trois confrères minimum, manque de ressources financières.
Malgré la diminution des lieux de mission, les spiritains sont présents aux quatre coins du Sénégal, de la frontière mauritanienne à la Casamance, à l’extrême Sud, en passant par Dakar, vibrante capitale mais à l’urbanisme compressé. La collaboration avec les laïcs, l’engagement aux périphéries sénégalaises, le souci de former les nouveaux missionnaires, dans un monde qui change, sont les trois fils rouges qui nous aideront à éclairer notre découverte.

Un contexte nouveau

Le pays tout entier se trouve à un tournant de son histoire. Il ambitionne de devenir une puissance émergente : toutefois une grande partie de la population tarde à bénéficier de ce sursaut économique. Pays musulman à 95 %, sa démocratie et ses traditions semblent des remparts encore solides pour contrer la fièvre islamiste qui secoue certains des pays voisins. Mais la prudence reste de mise.

Dans un tel contexte, quelle est la mission des spiritains, dans un Sénégal au dynamisme réel, mais inégal ? Laissons les spiritains répondre à cela.

Pour en savoir plus
retrouvez notre reportage complet dans la revue des Spiritains de France PENTECÔTE SUR LE MONDE.
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