NOTICES BIOGRAPHIQUES

de personnes liées à l’histoire du Père Libermann

 

Affre Denis (Mgr), né à Saint-Rome du Tarn, diocèse de Rodez, le 28 septembre 1793. Prêtre à paris, le 16 mai 1818 ; membre de la Compagnie de Saint-Sulpice (1818-1820). Vicaire général de Luçon (octobre 1822), puis d’Amiens (1824-1834). Retiré à Paris. Coadjuteur de Strasbourg, évêque titulaire de Pompeiopolis (nommé le 9 décembre 1839). Vicaire capitulaire de Paris en janvier 1840. Archevêque de Paris : sacré le 6 août 1840. Mort le 27 juin 1848, de la blessure reçue sur les barricades. (Arch. CSSp)

 

Brandt (de) Charles (neveu de Mgr Jean-Marie Mioland, évêque d’Amiens), né à Amiens, le 1er décembre 1812. Entré au séminaire Saint-Sulpice en 1832. Il a connu M. Libermann à Issy et à Rennes. Secrétaire de l’évêque d’Amiens en 1838, il est nommé (en 1841) vicaire général de l’île Maurice, représentant en France de Mgr Collier. Dans son diocèse il s’occupa beaucoup de direction de communautés religieuses.

 

Brunière (Brulley de la) Maxime, du diocèse de Paris, entré en 1840 aux Missions Étrangères de Paris. Parti pour l’Extrême-Orient en 1841. Coadjuteur de Mgr Verroles, vicaire apostolique de Corée. Évêque titulaire de Tréminthus (2 mars 1844), tué par les Kimlis en 1846, sans avoir été sacré. (Arch. CSSp)

 

Cadolini Jean (Mgr), né à Crémone le 4 novembre 1794. Évêque de Cervia, le 3 juillet 1826 ; de Foligno, le 30 septembre 1831. Secrétaire de la Propagande et archevêque titulaire d’Édesse (12 février 1838) ; cardinal le 23 janvier 1843. Mort le 11 avril 1850. (Arch. CSSP)

 

Carbon Étienne (sulpicien), né à Compiègne le 18 février 1795. Admis dans la compagnie de Saint-Sulpice en 1814. Supérieur à Bordeaux de 1817 à 1826. En 1826, directeur du séminaire Saint-Sulpice à côté de M. Garnier, Supérieur général. L’état d’infirmité où celui-ci fut réduit pendant les années qui précédèrent sa mort, fit que, pendant tout ce temps, M. Carbon eut à gouverner le séminaire et même la compagnie. En 1862 il demanda à être déchargé des fonctions de premier directeur. Mort le 25 juin 1863. (Arch. CSSp)

 

Colin Jean-Claude, né le 7 août 1790. Il fonda la “Société de Marie” (maristes), à Lyon, le 23 juillet 1816 qui fut approuvée par Rome le 29 avril 1836 et à qui fit confiée, le 13 mai de la même année, les missions d’Océanie. En 1873 le pape Pie IX approuva les constitutions qu’il avait rédigé pour sa société. Il meurt le 15 novembre 1875. Il est déclaré « vénérable” le 9 décembre 1908. (Arch. CSSp)

 

Collier William (Mgr) (O.S.B.), né près de Richmond, dans le Yorkshire, en 1802. Prieur du monastère bénédictin de Douai. Évêque titulaire de Milève et vicaire apostolique de l’île Maurice (14 février 1840) ; sacré à Rome, en mai suivant. Évêque de Saint-Louis, le 17 décembre 1847; donne sa démission. Évêque titulaire de Drusipare, le 15 septembre 1863. Se retire à Coventry ; il y meurt le 21 novembre 1890. (Arch. CSSp)

 

Desgenettes (Dufriche) Charles, né à Alençon en 1778. Prêtre en 1806, venu à Paris en 1819. En 1832, il est nommé curé de Notre-Dame des Victoires où il fonde (en 1836) l’Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie. « Soutien dès le 2 février 1839 de l’“Œuvre des Noirs” qui germe dans l’esprit de Le Vavasseur et Tisserant […], [il] devint un ami intime de Libermann et participa de façon active à l’expansion de sa société missionnaire : c’est lui qui ouvre l’Afrique aux hommes de Libermann en orientant vers La Neuville Mgr Barron, vicaire apostolique des Deux-Guinées […] » (P. Coulon et P. Brasseur, Libermann, p. 318). Il meurt à Paris, le 25 avril 1860. (Arch. CSSp)

 

England John (Mgr), né à Cork, en Irlande, le 23 septembre 1786. Prêtre le 10 octobre 1809. Sacré évêque de Charleston (États-Unis), le 21 septembre 1820. Délégué apostolique en Haïti de 1833 à 1837. Mort à Charleston, le 11 avril 1742. (Arch. CSSp)

 

Fourdinier Amable (congrégation du Saint-Esprit), né le 31 août 1788 à Hubersent, diocèse d’Arras. Études ecclésiastiques à Arras ; prêtre le 18 juin 1813. Après dix-huit mois de ministère, il est professeur au grand séminaire d’Arras. En 1816, se rendant à l’appel de M. Bertout (Supérieur de la congrégation du Saint-Esprit après la Révolution), son oncle, il prête son concours au rétablissement de la congrégation et du séminaire du Saint-Esprit. Le 25 décembre 1832, il devient Supérieur général. Il meurt le 5 janvier 1845. (ND, t. 13, Appendice, p. 53)

 

Fransoni Jacques (Mgr), né à Gênes le 10 décembre 1775. Cardinal le 2 octobre 1826 ; préfet de la Propagande en 1831. Mort à Rome, le 20 avril 1856. (Arch. CSSp)

 

Galais Lucien (sulpicien), né à Rouen le 22 juin 1802. Après avoir terminé son séminaire à Saint-Sulpice, il s’attacha à l’œuvre de ses maîtres et professe d’abord le dogme au séminaire de Bourges. En 1833, M. Garnier l’appela à Saint-Sulpice où il enseigna successivement le dogme, le droit canon et enfin le “Grand Cours” (cours supérieur de théologie dogmatique et morale, accompagné de l’étude du droit canon et de la langue hébraïque). Il dirigea pendant quelques années la maison d’Issy et montra dans tous ces emplois une grande capacité. Il mourut à Saint-Sulpice le 17 janvier 1854, à l’âge de 52 ans. (Arch. CSSp)

 

Garnier Antoine (sulpicien), né le 18 avril 1762 à Villers-en-Plaine (diocèse de la Rochelle. Supérieur général de la Compagnie de Saint-Sulpice, en 1826. Mort à Paris le 16 mars 1845. (ND, t. 13, Appendice, p. 87)

 

Jenesseaux Nicolas (jésuite), né à Reims le 9 avril 1769. Prêtre à Paderborn en 1795, il s’engage dans la société du Cœur de Jésus ; professeur à Belley et à l’Argentière. En 1811 il rentre dans son diocèse d’origine, Meaux, qui est alors uni à Reims ; professeur au grand séminaire de Meaux. En 1814, il entre dans la Compagnie de Jésus. À partir de 1821, il est chargé de l’administration temporelle de la Province, jusqu’à sa mort, à Paris, le 9 octobre 1842. (Arch. CSSp)

 

Laval Jacques, né le 18 septembre 1803 à Croth (diocèse d’Évreux). Médecin à Saint-André, près d’Évreux (septembre 1830, puis à Ivbry-la-Bataille (avril 1834. Entré au séminaire Saint-Sulpice en 1835, ordonné prêtre le 22 décembre 1838, il est quelque temps curé de Pinterville. Il part pour l’île Maurice fin mai 1841 et arrive à Port-Louis le 14 septembre. Il y exerce son apostolat jusqu’à sa mort, le 9 septembre 1864. Il a été béatifié le 29 avril 1979. (ND, t. 13, Appendice, p. 60)

 

Le Vavasseur Frédéric (spiritain), né le 25 février 1811 à l’île Bourbon. Il vient en France pour la première fois en 1829 ; prépare l’École polytechnique, échoue, suit les cours de droit, entre à Stanislas, fait un voyage à Bourbon, 1835-1836 ; admis à Issy comme élève de philosophie, 19 août 1836 ; prêtre, le 18 septembre 1841 ; au noviciat de La Neuville, 28 septembre 1841 ; consécration, 2 février 1842 ; part le 16 février ; missionnaire Bourbon, juin 1842 à septembre 1849 ; arrive à Bordeaux le 13 février 1850 ; conseiller général, 13 juin 1850 ; préfet du séminaire des Colonies, septembre 1850 ; maître des novices à Mons-Ivry (février 1852), à Notre-Dame du Gard (septembre 1852), à Paris (septembre 1853) ; directeur du séminaire des colonies (novembre 1854) ; maître des novices Frères à Saint-Ilan, 1855 ; vice-provincial de France (Bretagne Auvergne), 1856 ; supérieur du séminaire des colonies, 2 octobre 1864 ; premier assistant de la congrégation, 1er septembre 1869 ; provincial de France ; vicaire général, mars 1881 ; supérieur général, août 1881 ; mort à Paris, 16 janvier 1882. (ND, t. 13, Appendice, p. 63).

 

Libermann François : Jacob Libermann, fils du rabbin de Saverne, est né le 12 avril 1802. 1822 : il poursuit ses études talmudiques à Metz, mais s’oriente vers des études profanes. 1826 : à Paris, conversion et baptême (22 décembre 1826), sous le nom de François. 1827 : séminaire Saint-Sulpice ; une crise d’épilepsie (qui sera suivie de plusieurs autres) l’empêche de recevoir le sous-diaconat. 1831-1837 : les sulpiciens le gardent au séminaire d’Issy, comme sous-économe et animateur spirituel. Juillet 1837-novembre 1839 : à Rennes, chez les eudistes, d’abord simple novice, puis maître des novices. Il a connaissance, par MM. Le Vavasseur et Tisserant, de leur projet d’“Œuvre des Noirs”. Il passe toute l’année 1840 à Rome : Mémoire à la Propagande et rédaction de la Règle provisoire. 1841 : il est ordonné sous-diacre et diacre à Strasbourg et reçoit l’ordination sacerdotale à Amiens (18 septembre) ; 27 septembre : à La Neuville, près d’Amiens, ouverture du noviciat de la “congrégation des missionnaires du Très Saint Cœur de Marie”. 1841-1848 : diverses implantations ou tentatives de missions : île Maurice, île Bourbon, Liberia, Gabon, Sénégal, Australie. 26 septembre 1848 : suppression de la congrégation du Saint Cœur de Marie et intégration de ses membres dans la congrégation du Saint-Esprit ; M. Libermann en devient le supérieur général, jusqu’à sa mort, le 2 février 1852.

 

Luquet Jean (Mgr) (missions étrangères de Paris), du diocèse de Langres, né le 17 juin 1810. Évêque titulaire d’Hésébon et coadjuteur du vicaire apostolique de Pondichéry ; sacra à Rome le 7 septembre 1845. Demeurant à Rome depuis 1854, il y meurt le 3 septembre 1858. (Arch. CSSp)

 

Mioland Jean-Marie (Mgr), né à Lyon le 26 octobre 1788. Nommé évêque d’Amiens, il est sacré à Lyon le 22 avril 1838. Coadjuteur du cardinal d’Astros, à Toulouse, il lui succède le 29 septembre 1851. Mort le 16 juillet 1859. (Arch. CSSp)

 

Mollevault Gabriel (sulpicien), né à Nancy le 10 mars 1744. Il entre au séminaire de Saint-Sulpice en octobre 1814. Prêtre le 31 mai 1817. Supérieur de la Solitude de 1819 à 1837. Il meurt le 4 février 1854. (ND, t. 13, Appendice, p. 87)

 

Morinière (Louis de la) Jérôme (eudiste) né à Janzé (diocèse de Rennes), le 24 février 1790. Il succède au père Blanchard comme Supérieur général des eudistes, en 1830. Mort le 30 janvier 1849. (Arch. CSSp)

 

Pinault Alexis (sulpicien), né à Paris le 13 septembre 1793. Sorti de l’École Normale, il entre au séminaire le 11 octobre 1824. Prêtre en 1827. Après son passage à la Solitude, il est professeur à Issy. Il meurt le 12 mars 1870. (ND, t. 13, Appendice, p. 87)

 

Poncelet Pierre : Nommé préfet apostolique de Bourbon par ordonnance royale du 25 février 1835. Il occupe la cure de Saint-Paul en 1835, puis celle de Saint-Denis en 1837. Protonotaire apostolique en 1841. Il meurt en mer, à son retour en France, le 25 février 1850.

 

Quélen (de) Hyacinthe (Mgr), né à Paris, le 8 octobre 1878. Prêtre le 14 mars 1807. Vicaire général de Saint-Brieuc ; attaché à la Grande Aumônerie. Coadjuteur de l’archevêque de Paris, il lui succède le 20 octobre 1821. Mort le 31 décembre 1839. (Arch. CSSp)

 

Raess André (Mgr), né à Sigolsheim (diocèse de Strasbourg), le 6 avril 1794. Supérieur du grand séminaire de Mayence (1826), puis de celui de Strasbourg (1831). Évêque titulaire de Rhodiopolis, sacré le 14 février 1841 ; coadjuteur de l’évêque de Strasbourg, il lui succède le 27 août 1843. Mort le 27 novembre 1887. (Arch. CSSp)

 

Rosati Joseph (Mgr) (lazariste), né à Sora (royaume de Naples), le 13 janvier 1789. Il se rend aux États-Unis en 1815. Évêque titulaire de Tanagra et vicaire apostolique du Missouri, le 13 août 1822. Coadjuteur de Mgr Dubourg à la Nouvelle Orléans, le 25 mars 1824. Évêque de Saint-Louis du Missouri en mars 1827. Délégué apostolique en Haïti, en 1841. Il meurt à Rome, le 25 septembre 1843. (Arch. CSSp)

 

Rozaven (de Leissègues de) Jean-Louis (jésuite) né à Quimper le 9 mars 1772. En 1792 émigra à Vienne (où il devint membre de la société des Pères du Sacré-Cœur), puis en Russie. Il entra, en 1804 dans la Compagnie de Jésus. Élu assistant de France en 1820, il garda cette charge jusqu'à sa mort, le 2 avril 1852. Il était consulteur de la Congrégation des Evêques et Réguliers, qui montrait quelque réserve à l'égard des initiatives de fondations religieuses en France. (D’après ND, t. 2, p. 3, note)

 

Schwindenhammer Ignace (spiritain), né le 13 février 1818 à Ingersheim, diocèse de Strasbourg. Prêtre à Strasbourg le 10 août 1842 ; sous-directeur de l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires (1842-1843) ; entré à La Neuville le 8 septembre 1843 ; consécration le 19 mars 1844 ; professeur de théologie, supérieur de Notre-Dame du Gard, 1848 ; conseiller général, 1er octobre 1849. Après la mort de François Libermann : vicaire général, 1852 ; supérieur général, 10 février 1853 ; mort à Paris, le 6 mars 1881. (ND, t. 13, Appendice, p. 70.

 

Tisserant Eugène (missionnaire du Saint-Cœur de Marie), né à Paris, d’une mère haïtienne, le 15 novembre 1814 ; entré à Saint-Sulpice au commencement de 1834 ; passe quelques mois à la Grande-Trappe ; revenu à Saint-Sulpice en septembre 1835 ; prêtre à Paris le 21 décembre 1840 ; vicaire à Saint-Ambroise, puis à Saint-Eustache (avril-juillet 1841) ; sous-directeur de l’Archiconfrérie à Notre-Dame des Victoires ; entré à La Neuville le 2 août 1842 ; consécration le 28 octobre 1842 ; séjourne à la Martinique et à Sainte-Lucie, décembre 1842 à août 1843 ; arrivé en Haïti après le 15 août 1843 ; préfet apostolique d’Haïti le 16 janvier 1844 ; rentré en France en septembre 1844 ; reparti pour Haïti en février 1845 ; de nouveau en France le 2 mai suivant ; préfet apostolique de la Guinée en octobre 1845 ; s’embarque à Toulon fin novembre ; meurt en mer par suite de naufrage, le 7 décembre 1845. (ND, t. 13, Appendice, p. 73)

 

Villefort (d'lsaru de) Philippe (jésuite) né le 2 juillet 1799 au château de Cornus, dans l'Aveyron. Professeur de  mathématiques à Saint-Acheul de 1826 à 1828. Maître des novices à Avignon, à Chieri, à Brieg, à Milan, de 1828 à 1834. À Rome, de 1835 à 1866. Il se montrait égal à lui-même, au point qu'un prélat disait de lui :« L'âme du. P. de Villefort est un ciel toujours bleu. » « Il est bien certainement, ajoutait un autre prélat, l'un des plus saints personnages de notre temps. » Sa mort, arrivée le 26 novembre 1866, fut un deuil public. (D’après ND, t. 2, p. 3, note)